Le 21 octobre, des mil­liers de per­sonnes viennent assis­ter aux obsèques de six com­bat­tants des Forces démo­cra­tiques syriennes (FDS), une coa­li­tion essen­tiel­le­ment kurde, arabe et assy­rienne. Tous ont été tués lors de l’offensive tur­co-rebelle, dans le dis­trict de Serê Kaniyê (Ras al-Ayn, en arabe), au nord du pays. Les trois cou­leurs de l’Administration auto­nome battent au vent

L’Administration auto­nome a fait état, le 17 octobre, de 218 civils assas­si­nés par les enva­his­seurs depuis le début de l’o­pé­ra­tion. Cinq jours plus tard, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) comp­ta­bi­li­se­ra au moins 275 morts du côté des FDS.

« Nos drames sont éga­le­ment une fier­té. Il n’y a pas de liber­té sans sacri­fices », témoigne un habi­tant de la région de Dêrik (Al-Malikiyah, en arabe).

Seule, à quelques mètres de la céré­mo­nie d’en­ter­re­ment, une jeune femme se recueille en silence devant la tombe de son com­pa­gnon, membre des FDS. Il a été tué quelques jours plus tôt.

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